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DINdong

DINdong est un re-dessin crapuleux de la Din fette Breitschrift, dessinée par Peter Wiegel. DINdong rejoue pour mieux déjouer la norme DIN. Elle est issue d'une déconstruction en différents modules des lettres de la Din fette Breitschrift, eux-mêmes issus du système de Friedrich Soennecken dit précurseur des formes des normes DIN. Friedrich Soennecken proposait déjà un système modulaire composé d’une douzaine de formes issues d’une grille, permettant de composer l’ensemble des caractères. Les bas-de-casse ont ensuite été renversés à 90°. Les capitales gardent leurs proportions d’origine. L'idée était de tenter de « dégenrer », typographiquement parlant, ce caractère. Qu’il ne soit pas regular, mais autant extended que condensed. Les accents des capitales conservent les marques des différents pivotements : Ââ ôô Îî Ûû ... Ces pivotements sont également liés au choix de ne pas faire dépasser les glyphes de leur case d'origine et avoir, ainsi, des pieds dehors tout en restant dedans. Les chiffres et la ponctuation mélangent les deux styles. Les modules étirés issus des capitales et ceux condensés issus des bas-de-casse ont été associés. On aperçoit le mélange des deux proportions, notamment sur le « 6 , 9 , ? ». Certains éléments ont été gardés intacts de la fonte d’origine comme « ¶• * © ® § 1 2 3 1⁄4 1⁄2 3⁄4 » tels des diamants bruts. DINdong contient des glyphes et ligatures inclusives et non-binaires, ainsi que des éléments de liaisons et alternatives au point médiant, pour tenter de rendre plus inclusif ce caractère historique. Elles se veulent être des propositions ouvertes, sont vouées à évoluer et ne cherchent pas à définir des règles fixes ou autoritaires.
DINdong est un re-dessin crapuleux de la Din fette Breitschrift, dessinée par Peter Wiegel. DINdong rejoue pour mieux déjouer la norme DIN. Elle est issue d'une déconstruction en différents modules des lettres de la Din fette Breitschrift, eux-mêmes issus du système de Friedrich Soennecken dit précurseur des formes des normes DIN. Friedrich Soennecken proposait déjà un système modulaire composé d’une douzaine de formes issues d’une grille, permettant de composer l’ensemble des caractères. Les bas-de-casse ont ensuite été renversés à 90°. Les capitales gardent leurs proportions d’origine. L'idée était de tenter de « dégenrer », typographiquement parlant, ce caractère. Qu’il ne soit pas regular, mais autant extended que condensed. Les accents des capitales conservent les marques des différents pivotements : Ââ ôô Îî Ûû ... Ces pivotements sont également liés au choix de ne pas faire dépasser les glyphes de leur case d'origine et avoir, ainsi, des pieds dehors tout en restant dedans. Les chiffres et la ponctuation mélangent les deux styles. Les modules étirés issus des capitales et ceux condensés issus des bas-de-casse ont été associés. On aperçoit le mélange des deux proportions, notamment sur le « 6 , 9 , ? ». Certains éléments ont été gardés intacts de la fonte d’origine comme « ¶• * © ® § 1 2 3 1⁄4 1⁄2 3⁄4 » tels des diamants bruts. DINdong contient des glyphes et ligatures inclusives et non-binaires, ainsi que des éléments de liaisons et alternatives au point médiant, pour tenter de rendre plus inclusif ce caractère historique. Elles se veulent être des propositions ouvertes, sont vouées à évoluer et ne cherchent pas à définir des règles fixes ou autoritaires.
Selon les recherches d’Albert-Jan Pool, le normographe a été créé par Georg Bahr (enseignant dans une école technique à Berlin). Il s’agit à l’origine d’une règle en métal, perforée de formes très simplifiées, permettant de dessiner des lettres géométriques à l’aide d’un stylo de dessin technique. Voyant l’utilisation de cet objet grandissante, Georg Bahr dépose le brevet de cet outil en 1909 puis décide de le revendre à ses amis Paul Filler et Oscar Fiebig. Ces derniers montent alors la société Filler & Fiebig en 1910 et commercialisent ce nouveau système d’écriture sous forme de règle en plastique, le Bahrscher Normograph. Par la suite, ils complètent la règle d’un lettrage composé de capitales, bas-de-casse et d’une version en chiffres : la règle devient alors le Standargraph. Dès 1913, le normographe devient un outil utilisé partout dans le milieu industriel, administratif et commercial: il permet de réaliser des documents propres et similaires sans aucune compétence particulière. Cet outil donne la possibilité aux personnes n’ayant pas eu l’accès à l’apprentissage de l’écriture de surmonter leurs difficultés, mais aussi aux enfants de pouvoir indiquer leur nom et prénom sur leur cahiers et livres scolaires. L’utilisation du normographe se généralise progressivement dans la société, et Filler & Fiebig décident vraisemblablement d’utiliser sur leur outil de reproduction les caractères des normes DIN dès leur apparition en Allemagne. L’Original Standargraph comporte les annotations DIN 16-1451. Il est donc certain que les normographes ont été composés de la norme DIN 16, puis par la suite de DIN 17 comme sur le Minerva n°8. Il semblerait que le DIN 17 ait été présent sur ce support jusqu’en 1976 puis remplacé à cette date par l’utilisation de la norme ISO 3098.

Version 1.0

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